Le coryza est le motif de consultation le plus fréquent chez le chaton, tous âges confondus. Le terme ne désigne pas une maladie unique mais un syndrome respiratoire causé par plusieurs agents, seuls ou associés. Son pronostic va de la guérison en dix jours à une chronicité qui accompagne l'animal toute sa vie.
Les agents responsables
| Agent | Type | Particularité |
|---|---|---|
| Herpèsvirus félin, FHV-1 | Virus | Persiste à vie dans l'organisme, réactivations liées au stress |
| Calicivirus félin, FCV | Virus | Provoque des ulcères buccaux, nombreuses souches |
| Chlamydophila felis | Bactérie | Conjonctivite marquée et persistante |
| Bordetella bronchiseptica | Bactérie | Toux, surinfections respiratoires basses |
| Mycoplasmes | Bactérie | Surinfection fréquente |
L'herpèsvirus est le plus problématique à long terme : après la primo-infection, il se loge dans les ganglions nerveux et se réactive lors de périodes de stress, déménagement, arrivée d'un autre animal, hospitalisation.
Les symptômes
Les signes apparaissent généralement deux à dix jours après la contamination.
- Éternuements répétés, en salves.
- Écoulement nasal, d'abord clair puis épais et jaunâtre en cas de surinfection.
- Écoulement oculaire et conjonctivite, parfois avec les paupières collées au réveil.
- Ulcères sur la langue, les gencives ou le nez, typiques du calicivirus.
- Abattement, fièvre, perte d'appétit.
- Perte d'odorat, qui aggrave l'anorexie : un chaton qui ne sent plus ne mange plus.
Le traitement
Il n'existe pas de traitement curatif des virus en cause. La prise en charge est symptomatique et vise à éviter les complications.
| Volet | Contenu | Coût indicatif |
|---|---|---|
| Consultation | Examen clinique, parfois test | 40 à 70 euros |
| Antibiotique | Contre les surinfections bactériennes | 25 à 55 euros |
| Collyre ou pommade ophtalmique | Conjonctivite, ulcère cornéen | 15 à 40 euros |
| Antiviral local ou général | Formes herpétiques sévères | 30 à 90 euros |
| Nébulisation ou inhalation | Fluidifier les sécrétions | 0 euro à domicile |
| Complément à la lysine | Réduction des réactivations herpétiques | 15 à 30 euros |
| Hospitalisation | Formes sévères, anorexie, déshydratation | 350 à 900 euros |
Le total d'un épisode ambulatoire simple se situe entre 90 et 200 euros. Une forme sévère hospitalisée atteint couramment 400 à 900 euros.

Les soins à domicile qui font la différence
Le succès du traitement dépend largement de ce qui se passe entre les consultations.
- Nettoyer le nez et les yeux au sérum physiologique plusieurs fois par jour, avec des compresses propres à chaque passage.
- Réchauffer l'alimentation pour en exalter l'odeur, et proposer des textures très appétentes. Un chaton qui ne mange pas 48 heures risque une atteinte hépatique.
- Humidifier l'air, par exemple en installant le chaton quelques minutes dans une salle de bain après une douche chaude.
- Isoler des autres chats du foyer, le coryza étant très contagieux.
- Désinfecter gamelles, litière et couchages, le calicivirus résistant plusieurs jours dans l'environnement.
La prise en charge par une assurance
Le coryza est une maladie, couverte par la garantie maladie sous réserve de trois conditions.
| Condition | Détail |
|---|---|
| Délai de carence écoulé | 30 à 60 jours selon le contrat |
| Symptômes postérieurs à la souscription | Sinon requalification en affection préexistante |
| Vaccination à jour | Le coryza est une maladie vaccinable, condition de garantie |
C'est le cas d'école du chaton adopté puis assuré trois semaines plus tard, qui éternue au bout d'un mois : selon la rédaction du contrat, la pathologie peut être exclue seulement pendant la carence, ou définitivement. Le point est développé dans le guide du délai de carence.
Prévenir le coryza
- Vacciner selon le calendrier vaccinal. Le vaccin ne prévient pas toujours l'infection mais réduit nettement la gravité et la fréquence des rechutes.
- Limiter le stress lors des changements d'environnement, principal déclencheur des réactivations herpétiques.
- Quarantaine de quelques jours pour tout nouveau chat introduit dans le foyer.
- Hygiène des gamelles, litières et couchages, surtout en collectivité.
Questions fréquentes
Le coryza du chaton est-il grave
Il l'est chez le très jeune chaton, chez l'animal non vacciné et en cas d'anorexie prolongée. Chez un chaton vacciné et bien suivi, l'épisode se résout généralement en une à trois semaines, mais l'herpèsvirus persiste à vie et peut se réactiver.
Combien coûte le traitement d'un coryza
De 90 à 200 euros pour un épisode ambulatoire simple, de 400 à 900 euros pour une forme sévère nécessitant une hospitalisation et une réalimentation assistée.
Le coryza est-il remboursé par une mutuelle chat
Oui, au titre de la garantie maladie, à condition que le délai de carence soit écoulé, que les symptômes soient apparus après la souscription et que la vaccination soit à jour.
Un chaton vacciné peut-il attraper le coryza
Oui. Le vaccin réduit fortement la gravité des symptômes mais n'empêche pas toujours l'infection, notamment face aux nombreuses souches de calicivirus. Un chaton vacciné fait généralement une forme bien plus légère.
Le coryza se transmet-il à l'homme
Non. Les agents du coryza félin ne sont pas transmissibles à l'être humain. Ils se transmettent en revanche très facilement d'un chat à l'autre, par contact direct, par les sécrétions et par les objets.
Cette page a une vocation informative. Les montants cités sont des ordres de grandeur observés sur le marché français : ils varient selon l’assureur, la formule, la région et le profil du chat. Seules les conditions générales et particulières du contrat font foi. Pour tout problème de santé, consultez un vétérinaire.
